giovedì 14 luglio 2011

14 luglio 1789: presa della Bastiglia.

La mattina del 14 luglio gli insorti attaccarono l'Hôtel des Invalides con l'obiettivo di procurarsi delle armi; si impossessarono di circa ventottomila fucili e qualche cannone ma non trovarono la polvere da sparo. Per impadronirsi della polvere decisero di assalire la prigione-fortezza della Bastiglia (vista dal popolo come un simbolo del potere monarchico), nella quale erano tenuti in custodia solamente sette detenuti. Gli elevati costi di mantenimento di una fortezza medievale così imponente, adibita all'epoca ad una funzione limitata come quella di carcere, portò alla decisione di chiudere i battenti e probabilmente fu per questo motivo che il 14 luglio gli alloggi della prigione erano praticamente vuoti. La guarnigione della fortezza era composta da 82 invalidi (soldati veterani non più idonei a servire in combattimento), ai quali il 7 luglio si aggiunsero 32 Guardie svizzere; il governatore della prigione (figlio del precedente governatore) era Bernard-René Jordan de Launay.
Pierre-Augustin Hulin prese la guida degli insorti gridando: «Amici, siete buoni cittadini? Si lo siete! Allora marciamo verso la Bastiglia». Una folla sempre più numerosa raggiunse la fortezza chiedendo la consegna della prigione. Launay trovandosi circondato, pur avendo la forza per respingere l'attacco, cercò di trovare una soluzione pacifica ricevendo alcuni rappresentati degli insorti, con i quali cercò di negoziare. La trattativa si protrasse per lungo tempo mentre all'esterno la folla continuava ad aumentare fino a quando, verso le 13:30, le catene del ponte levatoio vennero tagliate e gli insorti riuscirono a penetrare nel cortile interno, scontrandosi con la Guardia svizzera. Ci fu un violento combattimento che causò diversi morti (gli uomini del regio esercito, accampati nel vicino Campo di Marte, non intervennero).
Cercando di evitare un massacro reciproco, Launey ordinò ai suoi uomini di cessare il fuoco. Tra le testimonianze dell'accaduto c'è quella del capitano della Guardia svizzera, Luigi De Flue, che raccontò: «Appena Launey vide la situazione dall'alto delle torri sembrò perdere completamente la testa; senza consultare nessuno del suo stato maggiore o della guarnigione, fece dare da un tamburo il segnale di resa». Launey inviò una lettera agli assedianti dove riportava le condizioni di resa, ma queste vennero rifiutate. Il governatore, capendo che i propri uomini non avrebbero potuto resistere ancora a lungo, decise di capitolare, permettendo agli insorti di penetrare nella Bastiglia. Alcuni resoconti riportano che la Gurdia svizzera, priva di ordini, continuò a fare fuoco sugli assalitori finché il capitano Luigi De Flue non trattò direttamente la resa per i propri uomini, salvandoli dal popolo inferocito.
Gli insorti riuscirono così ad occupare la prigione-fortezza; le guardie trovate morte vennero decapitate e le loro teste furono infilzate su pali appuntiti e portate attraverso tutta la città. Il resto della guarnigione fu fatta prigioniera e condotta al Municipio ma lungo la strada, in piazza de Grève, Launay fu preso dalla folla e linciato. Uno degli insorti lo decapitò e infilzò la testa su una picca.
I prigionieri trovati all'interno della fortezza e rilasciati furono sette: quattro falsari, due malati mentali e un libertino.Dopo la liberazione i quattro falsari fecero perdere le proprie tracce mentre gli altri prigionieri liberati furono portati in trionfo per la città, sebbene i due malati mentali, il giorno dopo, furono rinchiusi nell'ospizio di Charenton. Fino a pochi giorni prima nella Bastiglia vi era stato rinchiuso anche Donatien Alphonse François de Sade, che infiammò gli animi dei suoi concittadini descrivendo, con particolari raccapriccianti e fantasiosi, le torture che lì si eseguivano; venne trasferito al manicomio di Saint-Maurice il 4 luglio.
Ritornando al Municipio la folla accusò il prévôt des marchands (carica corrispondente a quella di un sindaco) Jacques de Flesselles di tradimento; durante il viaggio, che lo avrebbe portato a Palais-Royal per essere processato, fu assassinato.

Fonte: Wikipedia



14 juillet : Fête Nationale. Fête maçonnique?

 

Après un oubli de près de 100 ans depuis la prise de la Bastille, le 14 juillet devient fête Nationale en 1880, sous la IIIème République.
La République toute nouvelle se cherche des symboles. Là encore, comme souvent en cette période de notre Histoire Nationale, l'action des francs-maçons sera importante.
C'est le frère Benjamain Raspail, député de la Seine pour la gauche républicaine (fils aîné de François-Vincent Raspail, candidat malheureux à la présidence de la République en 1848, carbonaro et franc-maçon au sein de la célèbre loge parisienne Les Amis de la Vérité), qui dépose le 21 mai 1880 la loi faisant du 14 juillet la fête nationale. Ce projet de loi, signé par 64 députés, sera adopté par l'Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle sera promulguée le 6 juillet 1880.
Mais qu'est-ce qu'on commémore exactement? Cette loi a eu bien du mal à passer car nombre de députés ne souhaitaient pas commémorer la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, épisode historique jugé trop violent. Le frère Raspail propose donc de commémorer... le 14 juillet 1790, jour de la Fête de la Fédération, 1er anniversaire de la prise de la Bastille.
Il faut savoir qu'à partir de la prise de la Bastille, dans tout le pays, des hommes se fédèrent pour défendre la liberté, à l'image de la Garde Nationale parisienne dirigée par le frère et Marquis de La Fayette. Une garde est donc créee par département.
C'est La Fayette qui a d'ailleurs l'idée d'une grande fête populaire regroupant l'ensemble des fédérés autour du Roi et de la Constitution.
La décision officielle est prise en juin 1790 par l'Assemblée Nationale. La fête se déroule donc en grande partie dans l'improvisation mais surtout dans une grande ferveur populaire.
Le 14 juillet 1790 ce sont 14 000 fédérés venus de province (chaque garde nationale a été chargée de choisir parmi ses membres 2 hommes sur 100), rangés par départements sous 83 bannières, qui partent de l'emplacement de la Bastille, empruntent les rues Saint-Antoine, Saint-Denis, Saint-Honoré et se rendent par le Cours-La-Reine par le pont de bateaux qui leur permet d'accéder au Champ de Mars. Ils sont plus de 60 000 fédérés avec ceux de Paris qui les ont rejoint.
Plus de 400 000 parisiens assistent à la Fête.
C'est le frère La Fayette qui le premier jure fidélité à la Constitution et au Roi. Louis XVI lui-même fait ensuite serment de respecter la Constitution.
Puis une grande Messe est célébrée par l'Evêque constitutionnel d'Autun, le frère Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.
Enfin le "Te Deum de la Fraternité" pour 3 voix, chœur d'homme et orchestre d'harmonie, composé et dirigé par le frère François-Joseph Gossec (membre de la Loge "La Réunion des Arts" à l'Orient de Paris) est joué devant la foule.
Pour la première fois le drapeau de la jeune République américaine est déployé hors des Etats-Unis. Une délégation menée par le frère John Paul Jones (fondateur de la Marine Américaine) et par le frère Thomas Paine (qui sera plus tard élu à la Convention) se joint au cortège des fédérés. Elle comprend également James Swan, Georges Howell, Benjamin Jarvis, Samuel Blackden, Joël Barlow, William Henry Vernon. Elle arrive au Champ de Mars avec son drapeau et est acclamée par la foule des patriotes.
La Fête de la Fédération sera un grand moment d'Union Nationale et de ferveur citoyenne comme notre pays en a rarement connu.
C'est pourquoi en 1880, la jeune République veut retrouver autour de ses valeurs cet élan populaire et choisit de célébrer la Fête de la Fédération. Elle a d'ailleurs fait les choses en grand. Le ministre de l'Intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée "soit célébrée avec autant d'éclat que le comportent les ressources locales".
Un défilé militaire est organisé sur l'hippodrome de Longchamp devant 300 000 spectateurs, en présence du frère Président de la République Jules Grévy. Il s'agit de montrer le redressement de l'armée française après la défaite contre la Prusse en 1870.
Ce défilé militaire, toujours en vigueur aujourd'hui le 14 juillet, s'inspire aussi du défilé des gardes fédérés de 1790.
En 1880 on inaugure également le monument surmonté de la statue de la place de la République, et partout sont donnés concerts et feux d'artifices. "La colonne de Juillet" qui surplombe la place de la Bastille, elle, ne se réfère pas au 14 juillet 1789. Elle porte le nom des victimes des journées révolutionnaire de juillet 1830, les "Trois glorieuses".

Fonte: jlturbet