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sabato 10 luglio 2010

Comment pouvons-nous, en tant que franc-maçon contribuer à la paix dans le monde.

Tous les maçons que je connais savent écrire le mot PAIX et beaucoup en connaissent le sens. Mais aucun d’eux n’y entend la même chose et les significations ne sont pas semblables ! Mettons nous d’abord d’accord sur la signification de ce mot !
Paix signifie: harmonie entre les hommes, les peuples, les religions, les ethnies et les minorités.
Cependant, pour vivre l’harmonie il faut d’abord la vivre, la sentir soi-même : de l’intérieur au lieu de vouloir la consommer de l’extérieur, il faut communiquer avec tout-un chacun !
Communication est une clé, un mot que de nombreuses personnes trouvent suspect parce qu’ils doivent s’engager sur leur personne et donner prix de révéler leur caractère.
Si, au niveau individuel, nous ne sommes pas en harmonie avec nous-mêmes et en équilibre, comment pouvons nous travailler à la paix dans le monde ? La paix est un engagement que nous prenons envers nous-mêmes, si nous ne la ressentons et ne la vivons pas comment voulons-nous la propager ?.
Il serait aussi utile que nous, maçons de tous les pays et de toutes obédiences, fassions la paix entre nous, cessions nos combats de tranchées et de position quant à qui exerce une maçonnerie plus véridique.
C’est dans ce sens et sur la base d’un outil de communication planétaire qu’a été fondée la Ligue en 1905. Ou en sommes- nous aujourd’hui, pratiquement 100 ans plus tard ?
La seule évolution qui à eu lieu et celle de la technique. Ou en est l’évolution de l’être humain ?
Les formidables avancées techniques, technologiques et scientifiques sont le résultat de l’intelligence de la race humaine. Elles devraient donc être mises au service de tous pour un renouvellement de la qualité des valeurs de l’humanité.
Il s’agit d’opposer une démocratie mondiale vivante, juste, porteuse de responsabilité et ouverte aux grandes traditions éthiques et spirituelles à la fascination pour la violence, sa propre violence, l’intolérance, l’obsession matérialiste et la prise du pouvoir sur des peuples démunis.
Nous parlons de paix, sous-entendu que nous, franc-maçons, en connaissons la signification.
Arrêtons donc de nous leurrer ! Pour nous, maçons de toutes les colorations, le mot paix et plutôt symbole que réalité.
L’intégrisme et le matérialisme engendrent la haine et défigurent l’être humain. La barbarie qui menace l’humanité n’est pas extérieure mais intérieure. Une transformation personnelle, de nos comportements, basés dans l’éducation sur l’autonomie de l’être, doit accompagner la transformation sociale.

Pour apporter une approche civique et éthique à ces défis, il est nécessaire d’oeuvre dans deux directions :

- La première est celle de l’émergence d’une citoyenneté et, à terme, d’une démocratie mondiale, qui seules pourront donner une base de légitimité démocratique aux régulations écologiques, sanitaires, sociales et économiques devenues indispensables.

- La seconde est de fournir une qualité éthique qui manque à ce projet démocratique aujourd’hui. La démocratie n’est pas qu’un principe électif ou le pouvoir d’un peuple de s’autogouverner : Les élections peuvent être manipulées ou utilisées par des dictateurs. Des peuples livrés à leur passion d’identité ou à leurs peurs, peuvent partir en guerre ou oppresser d’autres êtres humains.

La démocratie mondiale doit être construite sur un ethos mondial se basant sur des valeurs partagées, parmi lesquelles : l’inviolabilité de la vie humaine, le respect de la dignité humaine, la responsabilité envers les générations futures ainsi que la réciprocité envers nos contemporains  « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent ».
Afin de replacer la science, l’économie, la technologie au rang des moyens et non plus de fins, la construction d’une civilisation mondiale a besoin, d’exigences non soumise aux contraintes des intérêts, à l’obsession médiatique, à la pression du court terme.

C’est pourquoi il me paraît nécessaire de proposer et de soutenir la constitution d’un collège éthique international, en charge d’une fonction de:

- veille et d’alerte sur les principaux risques et dangers pour l’humanité.
- discernement, en particulier éthique, pour y faire face, sans que ce derniers deviennent eux-mêmes contre-productifs.
- conseil aux gouvernements et institutions internationales afin d’éclairer les processus de décisions.

Un tel collège réunira des chercheurs, des créateurs dotés d’un esprits maçonniques (travailler, réfléchir afin de comprendre, être prêt à s’investir et se remettre en cause) afin de satisfaire aux exigences des rencontre difficiles de la quête de vérité, de beauté, d’équité et de justice nécessaires pour la construction d’une paix véritable et durable.
 
Fonte : Heinz E. Mühlethaler Ex Grand Maître GOS

mercoledì 30 giugno 2010

Capacités et aptitudes que devrait posséder tout futur Vénérable de loge maçonnique

La manière dont une Loge devrait-être conduite, respectivement comment les frères d’une loge devraient être guidés et soutenus a beaucoup changé. Le temps où un Vénérable Maître imposait uniquement sa volonté aux frères est révolu. Aujourd’hui apparaît un nouveau style de conduite d’une Loge, un style basé sur la recherche du
consensus, de la force de persuasion ainsi que des compétences pour faire adopter de nouveaux processus, motiver et encourager les frères par une attitude ouverte et communicative. Conduire, mener doit être compris comme coaching avec le but d’aider les frères à développer leurs aptitudes pour qu’ils puissent mener à bien leurs  tâches maçonniques.
Lors de l’élection d’un nouveau Vénérable il est impératif de savoir si le candidat a une personnalité de meneur. La réponse peut être trouvée au cours de discussions personnelles, bilatérales ou en plénum. On doit se poser la question de ses aptitudes à conduire, à communiquer, à motiver, à stimuler l’esprit d’équipe. Il est nécessaire de connaître ses stratégies de gestion de conflits. La question fondamentale à se poser pourrait être : quelles sont les aptitudes du futur Vénérable Maître à conduire des hommes. Mener, guider n’est pas une question d’autorité ou d’intelligence mais une question de pathos. Comment dans le passé, avec quels moyens, avec quel succès a-t-il résolu les problèmes et géré les fonctions qui lui ont été imposés comme officier de sa loge ? Quels ont été les changements qu’il a initiés pour le bien de sa loge ? Avoue-t-il et accepte-t-il ses fautes ? En tire-t-il un apprentissage ? Les réponses du candidat démontreront à quel point il est prêt à déléguer. Elles démontreront aussi si le candidat a tendance à compenser ou à refouler, à ne pas prendre ses responsabilités. Elles dévoileront s’il est capable de susciter un consensus et d’agir comme un
 « teamplayer « ou s’il pratique une conduite autocrate. Les méthodes engagées pour gérer les conflits dans le passé ainsi que ses aptitudes à négocier ont donné une image importante de sa personnalité. Est-ce que le candidat, lors de situations difficiles, agit franchement ou tombe-t-il dans un schéma d’autocratie, de névrose de profilage ou même d’arrogance ? Les frères des loges sont devenus plus critiques et plus conscients. Ils veulent être informés et non pas manipulés. Ils appartiennent à une Loge parce qu’ils veulent apporter leur contribution au développement de la franc-maçonnerie. Les frères s’attendent à ce qu’on leur fasse confiance quand ils doivent prendre des responsabilités!  Un Vénérable doit avoir une vision claire de la franc-maçonnerie, et être capable de la communiquer en termes clairs et logiques afin de rassembler tous les frères derrière lui. Au cours de la discussion avec le candidat Vénérable, on voit rapidement si il communique ouvertement et s’il est à même d’intégrer ses frères dans les processus de décision maçonniques ou si au contraire il part du principe « commander et contrôler ». Un véritable meneur favorise la responsabilité personnelle, la libre pensée ainsi que le libre « laisser-faire » afin d’accélérer le développement de l’individu.
Mener signifie aussi, écouter, comprendre, tolérer et accepter les pensées d’autrui dans le respect soit prendre son partenaire au sérieux sans lui faire des remarques irrespectueuse ou suffisantes. Songeons que le Vénérable est aussi un être humain mais avec une responsabilité de meneur : à lui de savoir donner l’exemple. Chaque être humain quelque soit son milieu social, sa culture, sa religion a un droit à l’existence. Pensons aussi que chaque individu porte le ciment de la construction de notre temple, sans ciment nous ne sommes plus aptes à sa construction ! Chaque humain a quelque chose à nous dire, même son silence doit être compris. Chaque être peut être un enrichissement pour tous par ses connaissances. Ainsi chaque échange d’idée, ainsi que toute divergence de point de vue permet à tous les Frères de grandir sur leur voie
maçonnique.
 
Fonte : Heinz E. Mühlethaler Ex Grand Maître GOS